Parutions
Dans notre société occidentale contemporaine, on assiste depuis quelques décennies à une mutation de valeurs, un changement sociétal qui agite en profondeur à la fois notre individualité et notre sentiment d’appartenance au tout collectif. On observe en effet le passage d’une société régie par le travail, la morale, la Raison, le progrès et la performance, basée sur la logique du « devoir-être » à une société de loisirs fondée sur  le développement technologique, la centralité de l’image et l’intensité de l’activité communicationnelle, basée désormais sur la logique du « vouloir-être », où prime dès lors le carpe diem et l’avènement de multiples éthiques, notamment celle de l’esthétique. Au sein de cette nouvelle ambiance sociétale, l’éthique de l’esthétique puise ses racines dans le retour des émotions et des passions localisées, dans le relent communautaire et les sensibilités effervescentes ritualisées mais surtout dans un corporéisme ambiant et un hédonisme diffus qui témoignent du retour de la complexe entièreté de la nature humaine. Cette nature humaine, qui ne peut plus être résumée à l’unité de l’individu s’épanouit au contraire dans la mise en scène d’identifications multiples.
6h10, je me réveille, j’ouvre la fenêtre, je les entends. Premier jour de l’automne. J’avale un café corsé, j’enfile mon sac à dos, j’enfourche ma bicyclette. Pas un brin de vent. 6h12, je quitte le chemin de la Jalousie, je roule à vive allure, je tourne à gauche direction Bud Bud. Battements de cœur.6h15, l’odeur humide de la forêt rafraîchit mon visage, les gouttelettes de rosée recouvrant mon guidon éclaboussent mes doigts encore tout chauds, je pense à elles. J’arrive presque à hauteur de l’entrée n°16, je constate que je ne suis pas la seule à avoir écourté ma nuit pour les retrouver. Salutations du regard. 6h17, j’accroche mon vélo à un arbre, je détache mon jouet du porte-bagages, je le glisse sous mon bras avant d’entamer l’ultime course à travers les pins en quête du Saint Graal. Excitation. 6h20 j’arrive sur la plage, les premières lueurs du matin illuminent les ondes déjà formées. L’alchimie a opéré, elles sont là, sublimes et puissantes, pour nous faire frissonner et vibrer ensemble. La valse des vagues et des surfeurs va pouvoir commencer. Entre jeu de séduction avec l’abysse océanique et dépassement spirituel et physique de soi, la passion du surf et l’amour des vagues s’apparentent à une quête quasi mystique et poétique d’un espace-temps comme celui-ci. Il est 6h25, entre tranquillité et mouvement, les courbes des vagues se dessinent à la perfection, appelant nos corps impatients à venir les épouser. Ici et maintenant.
Les toiles de jean et de denim, originaires de Gênes et de Nîmes, ne sont pas de simples étoffes de coton servant à la confection des pantalons communément appelées blue-jeans. Textile solide et populaire dès le XVIème siècle pour le jean, et à partir du XVIIIème siècle pour le denim, cette toile de coton sergé est un vêtement intemporel et indémodable traversant les siècles pour devenir l’emblème de toute une génération, débridée et libérée. Pièce de travail devenue habit de loisir, le blue-jean est également entouré de multiples symboliques, et plus particulièrement d’une forte charge érotique.

Credits: Website powered by Livod - Logo & Print by Agence Propaganda - Copyright © 2008 - 2015 Tendance Sociale.