Nos sociétés contemporaines ont aujourd’hui passé le cap de la modernité et entrent dans une phase de mutation des valeurs. Les constellations familiales sont un terreau fécond dans lequel s’agrègent, se forment se transforment le lien social et les relations interindividuelles.  Comprendre la façon dont se forment et se transforment les familles d’hier à aujourd’hui est capital pour saisir le fonctionnement de nos sociétés et envisager des politiques en matière d’éducation, de travail, d’urbanisme, d’habitat, de culture. La multiplication des situations de regroupement familial mais également des solidarités dans et au-delà des frontières de la famille pose une question centrale : comment ces personnes vivent, habitent, cohabitent ensemble ?

Cette présente communication est une synthèse des résultats d’une recherche qui fut l’objet de ma thèse de Doctorat en Sociologie. Intitulée « Le Mâle du siècle : mutation et renaissance des masculinités », cette thèse avait pour ambition de décrire les effervescences actuelles du masculin, en prenant appui d’une part, sur les représentations stéréotypées de ce genre singulier telles qu’elles se sont données à voir et à penser dans notre société occidentale, et d’autre part sur les constructions archétypales, autrement dit les figures primordiales, qui fondent l’imaginaire occidental de la masculinité et qui tendent à ressurgir dans le paysage médiatique actuel sous des formes symboliques, comme autant de propositions pour des masculinités nouvelles ou résurgentes. Je reviendrais sur cette posture épistémologique particulière (entre sociologie compréhensive, phénoménologie, anthropologie de l’imaginaire et psychanalyse jungienne) et sur les outils méthodologiques utilisés (méthode intuitive, mythanalyse, cosmologie bachelardienne) plus tard dans la discussion.

Dans notre société occidentale contemporaine, on assiste depuis quelques décennies à une mutation de valeurs, un changement sociétal qui agite en profondeur à la fois notre individualité et notre sentiment d’appartenance au tout collectif. On observe en effet le passage d’une société régie par le travail, la morale, la Raison, le progrès et la performance, basée sur la logique du « devoir-être » à une société de loisirs fondée sur  le développement technologique, la centralité de l’image et l’intensité de l’activité communicationnelle, basée désormais sur la logique du « vouloir-être », où prime dès lors le carpe diem et l’avènement de multiples éthiques, notamment celle de l’esthétique. Au sein de cette nouvelle ambiance sociétale, l’éthique de l’esthétique puise ses racines dans le retour des émotions et des passions localisées, dans le relent communautaire et les sensibilités effervescentes ritualisées mais surtout dans un corporéisme ambiant et un hédonisme diffus qui témoignent du retour de la complexe entièreté de la nature humaine. Cette nature humaine, qui ne peut plus être résumée à l’unité de l’individu s’épanouit au contraire dans la mise en scène d’identifications multiples.

Activité à la fois économique et artistique, la mode se caractérise par une dimension créative et prospective qui nécessite l’adoption d’une démarche phénoménologique et intuitive pour en saisir les modalités. L’ambition de cette communication est de dresser un état des lieux des recherches actuelles sur le champ de la mode et ses consommatrices. Au moyen d’une méthodologie qualitative, il s’agit de dresser les contours de la mutation des comportements liés à la construction de l’apparence, de saisir les représentations de ces femmes qui aiment la mode et entretiennent un rapport privilégié à ce champ de consommation.

La « modeuse » contemporaine, souvent appréhendée comme une « fashion addict », est prise dans un tissu de socialités et d’images collectives qui oriente largement ses choix individuels et dépasse alors le cadre de la simple passion ou addiction personnelle. Qui est cette « fashion addict »? Quel lien entretient-elle avec la « fashion victim » ou encore la « fashionista » des années 80/90? Ces terminologies sont-elles légitimes, sinon adéquates, pour décrire la « férue de mode » du XXIème siècle? Comment peut-on comprendre et saisir l’imaginaire de la « modeuse » contemporaine?

Nous souhaitons ici clarifier les définitions de la mode, ses symboliques et ses mécanismes d’influence dans notre société actuelle. En mettant à jour et en explicitant le changement de paradigme sociétal (passage de la modernité à la post modernité) que l’on connaît depuis quelques décennies, nous souhaitons fournir des clés de lecture des imaginaires structurant la mode contemporaine, des axes de compréhension des « modeuses » contemporaines et des pistes d’exploration des tendances à venir.

6h10, je me réveille, j’ouvre la fenêtre, je les entends. Premier jour de l’automne. J’avale un café corsé, j’enfile mon sac à dos, j’enfourche ma bicyclette. Pas un brin de vent. 6h12, je quitte le chemin de la Jalousie, je roule à vive allure, je tourne à gauche direction Bud Bud. Battements de cœur.6h15, l’odeur humide de la forêt rafraîchit mon visage, les gouttelettes de rosée recouvrant mon guidon éclaboussent mes doigts encore tout chauds, je pense à elles. J’arrive presque à hauteur de l’entrée n°16, je constate que je ne suis pas la seule à avoir écourté ma nuit pour les retrouver. Salutations du regard. 6h17, j’accroche mon vélo à un arbre, je détache mon jouet du porte-bagages, je le glisse sous mon bras avant d’entamer l’ultime course à travers les pins en quête du Saint Graal. Excitation. 6h20 j’arrive sur la plage, les premières lueurs du matin illuminent les ondes déjà formées. L’alchimie a opéré, elles sont là, sublimes et puissantes, pour nous faire frissonner et vibrer ensemble. La valse des vagues et des surfeurs va pouvoir commencer. Entre jeu de séduction avec l’abysse océanique et dépassement spirituel et physique de soi, la passion du surf et l’amour des vagues s’apparentent à une quête quasi mystique et poétique d’un espace-temps comme celui-ci. Il est 6h25, entre tranquillité et mouvement, les courbes des vagues se dessinent à la perfection, appelant nos corps impatients à venir les épouser. Ici et maintenant.

Il y a encore quelques décennies "être un homme" c’était manifester les caractéristiques de la masculinité, posséder les attributs de la "virilité". Etre un homme c’était « être viril » ou encore, plus simplement, "ne pas être une femme". Si l’on suit l’idée d’Irène Théry selon laquelle "“le” masculin ou la “masculinité” serait la caractéristique universelle des hommes, tout comme “le” féminin ou la “féminité” serait celle des femmes", il semblerait que la nature humaine soit la même partout. Or, cette conception...
Les toiles de jean et de denim, originaires de Gênes et de Nîmes, ne sont pas de simples étoffes de coton servant à la confection des pantalons communément appelées blue-jeans. Textile solide et populaire dès le XVIème siècle pour le jean, et à partir du XVIIIème siècle pour le denim, cette toile de coton sergé est un vêtement intemporel et indémodable traversant les siècles pour devenir l’emblème de toute une génération, débridée et libérée. Pièce de travail devenue habit de loisir, le blue-jean est également entouré de multiples symboliques, et plus particulièrement d’une forte charge érotique.
A l’heure actuelle, les analyses du traitement médiatique du handicapé sportif restent ancrées dans une vision moderne du monde avec ses mythes de performance, d’exaltation du progrès et du courage requis par ses adeptes. Dans la majeure partie des iconographies relevées dans la presse ou sur Internet, au premier regard on peut observer que le focus est généralement fait sur l’handicap (membre manquant ou prothèse) ou alors sur des expressions de visages traduisant l’effort, la combativité, le dépassement de soi. En somme la médiatisation des personnes handicapées se base encore sur les stéréotypes des représentations sociales partagées par le grand public ; et le corps sportif handicapé demeure un corps appréhendé à travers les limites, les incapacités et les manques qu’il exhibe. Les médias traitent le handisport comme un simulacre du sport valide...

Cette communication s’inscrit dans le droit fil de mes recherches actuelles sur les modèles de représentations du masculin dans les médias. Par une approche compréhensive et phénoménologique, dans le cadre d’une sociologie de l’imaginaire, j’essaie de repérer et d’analyser les mythes et les archétypes qui sont à l’œuvre dans les représentations de la masculinité. Le matériau de recherche utilisé est un corpus d’iconographies publicitaires, d’images de mode et de figures masculines du cinéma, de la musique et du sport .Dans son sens le plus simple, le costume est un habit masculin formé d’une veste et d’un pantalon assortis, parfois complétés d’un gilet du même tissu ; dans ce cas le costume est appelé « complet ». Le costume trois pièces fit son apparition à la fin du XVIIème siècle...

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